Velovelo
Português Nederlands 日本語 中文
Español English čeština slovenčina
русский italiano polski norsk
français Deutsch svenska عربي
 
 page précédente
 Envoyer à un ami
 Pour imprimer
 ---> > Etape 6 (Dim 31 Août ) : Rio das Ostras -> Rio de Janeiro : 180,7 km

Etape 6 : Rio das Ostras -> Rio de Janeiro : 180,7 km

Dix secondes séparent donc le leader Oscar Sevilla à son poursuivant direct Gustavo Veloso à l’entame de la dernière étape. Oscar est confiant, il sait pouvoir compter sur un team prêt à se sacrifier pour lui. Il est commun aux cinq premières éditions de voir qu’au baisser du drapeau de la dernière étape, certains aventuriers tentent crânement de fuguer. L’histoire est plutôt encourageante puisqu’on a pu observer jusqu’ici que ces échappées au long cours ont toutes obtenu gain de cause.

Cinq hommes que le classement général a jusqu’ici frustré ont bien tenté l’aventure. Les Brésiliens Antoelson Silva, Jeovani Oliveira, Emerson Santos, Edson Pontacio et l’Italien Mirko Tedeschi ont profité des premiers rayons de soleil sur Rio das Ostras pour prendre la poudre d’escampette. La dernière étape qui achemine les coureurs vers Rio longe d’abord l’océan. Sable blanc et bruit fracassant des vagues. Avec un départ matinal donné à sept heures, le ciel rougeoie à peine sur l’horizon maritime, le soleil retrouvé apparait, la lumière est déjà intensive et les ombres projetées sont encore longues.


Photo © Ivo Gonzalez

180 km d’autoroute emportent les coureurs vers leur destin, vers le final. Peu ou pas de difficultés. L’asphalte est en bon état, le boulevard reste large et le trafic est plus facilement canalisé par la police. Un tapis rouge déroulé jusqu’à Rio est offert à ceux qui ont tout donné ces six derniers jours. En tête, les cinq hommes ne rechignent guère à l’effort et personne ne se défile pour prendre le relais nécessaire pour préserver l’allure requise aux ambitions. Derrière, le peloton, emmené de concert par l’équipe des Colombiens et des coéquipiers de Gustavo Veloso, cède d’abord une minute, puis deux, puis trois, puis réagit. L’écart fond.


Photo © Hutson Malta

Trois des échappés sont rattrapés au cinquantième kilomètre. Antoelson Silva et Mirko Tedeschi y crient encore. Ils relancent sans compter, creusent à nouveau, s’échappent à l’horizon. Le chant des pédaliers et des roulements garde son intensité, ne déroge pas, la musique son mouvement. Leur sort sera pourtant scellé en fin de matinée. Leur avance irrémédiablement s’amenuise, diminue, chute, ne compte plus. Ils sont avalés par un peloton gourmand.


Photo © Ana Carolina Fernandes

Rio ouvre ses portes. On y entre par la baie, on franchit l’immense pont qui enjambe Guanabara. Dix kilomètres de rail sur pilotis. A gauche, la baie, le port, les bateaux. A droite, la mer, les plages, les buildings, les montagnes et le Christ qui, majestueusement, domine. Une carte postale. Le vent ambiant n’offre guère son aide. C’est pourtant maintenant qu’il faut réaliser l’exploit. Partir maintenant ou jamais. Passés le pont, il sera trop tard. Chaque accélération est contenue. Aucune ne se démarque. Rio ouvre son cœur, on pénètre en son antre.

Les équipiers des sprinteurs se mettent en place. Le portique de l’arrivée est dressé au beau milieu du parc de Quinta da Boa Vista, devant l’historique palais royal. C’est dimanche et le parc est comble. Les Cariocas se sont mobilisés. Que d’enfants pour agiter les drapeaux ! Et les cœurs font plus de bruit que toutes les cymbales du carnaval. Tour do Rio. Sur l’allée pavée qui mène au château, quatre cents mètres d’allée montante, Raphael Andriato s’impose une troisième fois sur l’édition. Le classement général est inchangé, entériné. Oscar Sevilla a gagné. El Nino s’est une nouvelle fois montré royal.


Photos © Marcio Rodrigues / MPIX


Le Tour do Rio enchanteur, on en revient enchanté. Chaque participant a honoré son maillot, son équipe. L’esprit est toujours resté sportif, fair-play. Des hommes venus des quatre coins du continent, d’Europe, ont partagé leur passion, ont cohabité, échangé. Une jolie course, un grand moment. Dommage qu’il n’y ait pas eu dans le lot quelques tricolores. Un manquement qui devrait faire réfléchir nos directeurs. Même si on n’y va pas pour les vacances, du Brésil, on n’en revient pas comme on est partis... L’année prochaine, peut-être....

............................................... Reportage : Brice de Singo ...............................................


Voir ->... Classements étape 6 : Rio das Ostras -> Rio de Janeiro


.......... VIDEOS ..........

Ci-dessus la vidéo (durée 6’39") de cette dernière étape. Notez aussi qu’il n’y a pas de son dans les vues d’hélico !


Voir suite ->... Classements Final Tour do Rio 2014

Haut 









Haut  
 Espace privé   Droits d’auteur-Copyright: Cliquez ici pour lire !